En 1997, les éditions de La Découverte publient « La fin du travail » de Jérémy Rifkin.
Selon le sociologue américain, le travail ne disparaîtra pas totalement. Il se concentrera dans quelques secteurs et fonctions et opposera une petite élite influente à une masse toujours plus importante de travailleurs pauvres et de chômeurs.
Pour éviter les inévitables violences qu’engendrerait une telle évolution, Jérémy Rifkin préconise la réduction rapide du temps de travail. Mais aussi, la création d’un tiers secteur, débarrassé des logiques de l ’économie marchande, convivial et communautaire.
Une idée à laquelle il donne une orientation particulière dans son dernier ouvrage « Une nouvelle conscience pour un monde en crise » où il développe la notion de « civilisation de l’empathie ».
Mais avant ? Que s’est-il passé ? Comment Etienne Mimard et ses contemporains chefs d’entreprises concevaient-ils le travail dans ce qu’étaient alors les usines modernes ? Quelles ont été les tendances majeures de l’organisation du travail ? Comment le travail a t-il évolué pour en arriver à ce qu’il est aujourd’hui, à la fois source de revenus, élément constituant de l’identité de chacun, et aussi parfois facteur de stress lorsqu’il est subi, perdu ou absent ? ...
A ces questions et à celles du public répondaient plusieurs intervenants lors d’un débat organisé le 7 juin 2011 par La Rotonde, Centre de Culture Scientifique basé à l’Ecole des mines de St-Etienne à l’occasion de l’exposition "C’était Manufrance"
Avec les interventions de Nadine Besse, conservateur en chef du Musée d’Art et d’Industrie, commissaire de l’exposition "C’était Manufrance"
et de Brigitte Carrier-Reynaud, professeur spécialisée dans l’Histoire Economique et Sociale à l’Université Jean Monnet
la discussion s’engage sur l’essor de Manufrance et les conditions de travail dans les entreprises modernes fin du XIXème, début du XXème.
Intervenantes :
Nadine Besse : conservateur en chef du Musée d’Art et d’Industrie, commissaire de l’exposition « C’était Manufrance »
Brigitte Carrier-Reynaud , professeur spécialisée dans l’Histoire Economique et Sociale à l’Université Jean Monnet
Pour en savoir + :
Exposition "C’était Manufrance"






































