Dans les années 80, une drôle de question entraîne de formidables découvertes : Pourquoi le chant du canari change-t-il d’une année à l’autre ? Des études permettent d’y apporter réponse : comme les feuilles tombent à l’automne pour laisser place aux bourgeons au printemps, les neurones du centre vocal supérieur disparaissent aussi pour laisser place à de nouvelles générations !
Les chercheurs confrontent alors d’autres espèces à certaines situations et constatent ce même type de phénomène chez le rat, le singe adulte… et puis chez l’Homme.
Jusqu’alors, l’idée communément admise est que tout individu naît avec un stock de neurones incapables de se renouveler. Or, c’est tout le contraire qui se produit : régulièrement, et tout au long de la vie, le cerveau se régénère… Un processus de renouvellement de cellules nerveuses que favorise un environnement riche en stimuli et contacts sociaux tout comme la pratique d’exercice physique.
Si le cerveau garde encore tout son mystère, les chercheurs entrevoient néanmoins, avec ces nouvelles informations, la possibilité de mises au point de traitements destinés à favoriser la neurogénèse, à améliorer l’état cérébral et , à terme, à traiter les problèmes liés à la lésion des tissus.
Aujourd’hui, après plusieurs années passées à étudier les neurones, les explorations s’orientent vers les cellules gliales qui, chez l’Homme, sont 5 à 10 fois plus nombreuses que les cellules nerveuses qu’elles alimentent et protègent.
L’avenir des neurosciences s’ouvre ainsi sur de nouvelles perspectives que l’Institut du cerveau et de la moelle épinière vient renforcer : un Institut de dimension internationale qui, à partir de l’automne 2010, regroupera patients, scientifiques et médecins autour de recherches cliniques et fondamentales.
Résumé de l’article de Martine Betti-Cusso à lire sur
http://www.lefigaro.fr/sciences-tec...
