Comment lutter contre Parkinson grâce à l’intelligence artificielle ?

En 2015, 1,8 % des décès survenus chez les personnes âgées de 50 ans et plus étaient dus à la maladie de Parkinson.

À ce jour, un traitement n’a toujours pas été trouvé contre cette maladie dégénérative, mais les scientifiques semblent désormais avoir une piste non négligeable : celle de l’intelligence artificielle.

Comment lutter contre Parkinson grâce à l’intelligence artificielle ?

Comment lutter contre Parkinson grâce à l’intelligence artificielle

Pourquoi l’IA s’intéresse-t-elle à la maladie de Parkinson ?

L’intelligence artificielle est considérée comme une science cognitive qui utilise la logique mathématique et la neurobiologie computationnelle pour résoudre des problèmes à forte complexité.

Si elle s’intéresse aujourd’hui à la maladie de Parkinson, c’est parce qu’elle pense être dotée des outils nécessaires pour la contrer.

La maladie de Parkinson est une affection très complexe.

Elle crée des lésions au cerveau en tuant les neurones.

En utilisant l’imagerie médicale, les médecins arrivent à collecter des données sur la mort de ces neurones et l’apparition clinique de la maladie elle-même.

Cependant, ils ne sont jusque-là pas arrivés à comprendre comment ont lieu la combinaison des effets et leur expression chez chaque individu.

Alors qu’en se servant de l’intelligence artificielle, les chercheurs et scientifiques pourront désormais procéder à des simulations sur cet organe central.

Vous pourrez obtenir plus d’infos sur usinenouvelle.com sur ce point.

Les solutions préconisées

Pour savoir comment l’intelligence artificielle aide à lutter contre la maladie de Parkinson, intéressons-nous aux algorithmes et aux tests sanguins.

Les algorithmes

Afin de trouver une solution à cette affection, les chercheurs ont d’abord mis sur pied un test sur la base de données collectée.

Ces données prennent en compte des milliers de personnes souffrant de la maladie : elles ont permis d’avoir une idée assez nette de leurs antécédents médicaux et de leurs conditions physiques.

Elles sont divisées en deux catégories, qui forment le test dans son entièreté.

L’une des catégories combine les trois premières étapes du test et la seconde prend en compte la mémoire à court terme.

Le test a par la suite été mis en place et son fonctionnement se fait en 4 étapes que sont :

  • l’analyse des déplacements du sujet ;
  • l’analyse de ses capacités vocales grâce à un micro ;
  • l’analyse de son doigté ;
  • l’analyse de ses capacités mémorielles.

Les données sont enfin complétées par des algorithmes qui permettent de recoller les morceaux et de retrouver tous les stades de cette maladie.

Les résultats obtenus sont très efficaces et très probants.

Le résultat final du patient après une combinaison des données est connu à 85 %.

Un autre algorithme est complété pour afficher les points révélateurs de Parkinson.

Ainsi, chaque fois que le test n’est pas appliqué pour le diagnostic de la maladie, les spécialistes gagnent du temps.

Par conséquent, si le risque le plus élevé chez un lot de patients est la rigidité musculaire, le médecin supprimera les fausses pistes afin de porter son attention sur les maladies avec des symptômes similaires.

Les chercheurs ont également conclu que les symptômes de la maladie de Parkinson se déclaraient chez chaque individu différemment alors que dans les centres, le même traitement est appliqué à tous.

Ils prévoient donc de créer un système d’aide à la décision pour le personnel médical.

On pourra à l’aide de celui-ci, expliquer aux patients l’état de leur cerveau et de leurs capacités motrices et cognitives dans 6 mois.

Une personnalisation du traitement et de la prévention pourraient ainsi être possibles.

Les tests sanguins

Le 28 janvier, c’est dans une revue scientifique qu’on découvre que l’analyse d’échantillons sanguins permettra la prédiction de la progression de la maladie de Parkinson.

Des échantillons de cerveau et de sang post-mortem de près de 2.000 personnes avaient en effet été mis à contribution pour une étude.

Les résultats avaient alors permis de comprendre le processus de l’expression et de la modification des gènes de ces derniers au fil des décennies.

À 90 %, les principales voies moléculaires avaient été détectées.

Bientôt, on pourra aussi déterminer l’influence des thérapies expérimentales.

En clair, il sera possible de venir en aide à ces milliers de personnes qui souffrent de la maladie de Parkinson.

La solution trouvée est l’intelligence artificielle, qui est prometteuse en ce sens.


Articles connexes :

Un diaphragme bloqué peut-il diminuer l’oxygénation du cerveau ?

Comment savoir si vous avez un don de magnétiseur ?